23 mars 2009
Sicilian Inside, la vie comme elle va le long des fleuves
Une capucine rescapée de l'an dernier sur fond de sacs poubelles qui s'entassent depuis quelques jours sur les trottoirs car les employés ne sont pas payés depuis plusieurs mois, problème plutot récurrent ici.
Ce matin surprise, une fleur de capucine d'un rouge "astratto di pomodoro" (couleur empruntée aux catalogue de la nouvelle fiat 500, aux noms curieusement évocateurs comme Blu m'ama, non m'ama, nero lutto di vedeva ou noir deuil de veuve, giallo birichino ou jaune polisson, azzurro cuor leggero) à peine éclose. J'ai semé l'an dernier quelques graines ramenées de France, ici c'est une fleur peu répandue, qui ont fait de vigoureuses feuilles mais pas une seule fleur.
Il court, il court le Simeto, le plus grand fleuve de Sicile, de Messine à Enna, il effleure Bronte, s'attarde a Adrano, à Paternò avant d'aller se jetter dans la Mer Ionienne, dans le golfe de Catania. Dans un fracas infernal, ses eaux tumultueuses, impérieuses lui donnent un aspect spectaculaire un peu insolite à la fin de l'hiver. Les fleuves vivent de droles d'aventures.
J'aime les hommes qui sont c'qui peuvent assis sur le bord des fleuves Ils regardent s'en aller dans la mer les bouts de bois, les affaires. J'aime les regretteurs d'hier qui trouvent que tout ce qu'on gagne on le perd, qui voudraient changer le sens des rivières. (A. Souchon)
La Sicile a un petit air irlandais après les excès de pluie de cet hiver.
Commentaires
Hai descritto bene il fiume Simeto
dove ho fatto il bagno alla foce nel golfo di Catania.
Ciao da pulvigiu.
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